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SecuWeek #19 : Huawei se fait des ennemis aux Etats-Unis

Publiée par Anonyme

C'est le retour de notre chronique hebdomadaire d'actualité. Au programme cette semaine, nous nous pencherons donc sur le cas d'Huawei, dont les activités secrètes ne plairaient pas vraiment aux Etats-Unis. Nous verrons ensuite, avec le cas de la police allemande, dans quelle mesure les institutions gouvernementales peuvent être amenées à rentrer dans la vie des citoyens. Enfin, comme d'habitude, nous nous pencherons sur la faille de la semaine dernière, avec le cas d'une application Android japonaise un peu trop intrusive.

 

 

 

Huawei menace la sécurité des Etats-Unis
«Sur la base dinformations classées secrètes et non secrètes, on ne peut pas croire au fait que Huawei et ZTE soient libres de toute influence de lÉtat et cela pose une menace pour la sécurité des Etats-Unis et de nos systèmes ». C'est un fait pour les Américains : les sociétés ZTE et Huawei représenteraient un réel danger potentiel pour le territoire US.

Huawei a aussitôt réagi à cette dépêche, et c'est l'un de ses porte-paroles, William Plummer, qui a pris la parole, expliquant que l'indépendance et l'intégrité d'Huawei étaient respectées dans plus de 150 pays, épaulé par plusieurs ministres chinois. Quoi qu'il en soit, les sociétés Américains refusent aujourd'hui d'utiliser les outils de ces deux sociétés, et s'apprêtent à partir à la recherche de nouveaux équipementiers jugés de confiance.

Huawei serait donc soupçonné d'exercer certaines activités pas toujours légales. Un ancien employé de l'entreprise aurait fourni des documents indiquant que Huawei fournit des services réseaux spéciaux à une entité anonyme soupçonnée d'être une arme de cyberguerre de l'armée chinoise. Bien que tout ceci ne soit que de l'ordre de rumeur pour l'instant, les soupçons pèsent pour Huawei qui vient de perdre là, sûrement l'un des plus gros clients de son marché.


La police allemande un peu trop intrusive ?
C'est en tout cas ce que laisse présager les comptes du Ministère Fédéral de l'Intérieur Allemand. En effet, selon ces derniers, la police allemande disposerait du'n budget alloué uniquement pour la surveillance des réseaux sociaux et des services de courrir électronique.

Un outil d'écoute avait d'ailleurs été révélé, et aurait servi en 2011 à intercepter des appels Skype. Au final, Skype n'est pas le seul service qui aurait subit cette violation, puisque plusieurs prestataires auraient été rémunérés pour surveiller des réseaux comme Facebook, et des plateformes Mail telles que Gmail, Yahoo ou encore Hotmail.

Joe McNamee, défenseur des droits numériques au sein du groupe EDRi explique en effet qu'en Europe, les services de police nationaux s'intéressent de plus en plus aux activités en ligne. Toutes les méthodes employées ne seraient pas exemplaires, et les demandes seraient parfois louches. Malgré tout, il explique que cette surveillance est positive dans le sens où elle aide les enfants en assurant leur sécurité sur internet.

On se doute bien évidemment que ces mesures sont mises en place pour prévenir et lutter contre le terrorisme. Malgré tout, peut-on réellement accepter de telles méthodes intrusives dans nos données personnelles, à l'heure où les réseaux sociaux explosent ? Est-ce un compromis que tout le monde doit pouvoir accepter pour la sécurité et la tranquillité générale ? N'hésitez pas à intervenir à ce sujet et à donner votre avis en commentaire de cet article.


Une application Android rend public 760 000 contacts
On voyage un peu pour cette dernière actu qui se penche sur le Japon. Un rapport récemment diffusé par l'entreprise de sécurité NetAgent divulgue qu'une application japonaise Android aurait compilé pour de 760 000 contacts issus des carnets d'adresses de 3 400 utilisateurs, au sein d'une base de données librement consultable en ligne.

L'application incriminée se nomme "Zenkoku Denwacho" (en français, "Annuaire Téléphonique National", rien de suspect sur le nom en tout cas). Comme son nom l'indique, cette application destinée au grand public était sensée offrir une base de données comportant les coordonnées des personnes, mais également quelques informations de localisation. Une fonctionnalité de l'application aurait permis d'accéder aux carnets d'adresses de leurs utilisateurs et à leurs données GPS contre leur gré, pour ensuite les rendre publiques au sein d'une base de données.

On imagine bien que l'évènement a fait un petit scandale, notamment dans les réseaux sociaux. Quoi qu'il en soit, l'application est désormais retirée du Google Play, mais comme on dit, le mal est fait.


[Sources : L'Informaticien, Le Monde Informatique]

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